MARIANNE MISPELAËRE

ACTUALITÉS

CODO CON CODO
exposition personnelle
commissaire : Alexandra Baurès
Mapamundistas ; Pampelune /ES
17 sept. > 24 oct.

EDITION "Le phototexte engagé – Une culture visuelle du militantisme au XXe siècle"
publication collective
lancement : automne
édité par Charlotte Foucher Zarmanian et Magali Nachtergael
diffusion-distribution : les presses du réel

AU LONG COURT

1% CULTUREL
commande publique
collège Simone Veil ; Saint Renan /29
inauguration : automne 2021

LES LANGUES COMME OBJETS MIGRATEURS
dans le cadre de l’action Nouveaux commanditaires soutenue par la Fondation de France
médiation – production : thankyouforcoming
commanditaires : enseignants, élèves, parent d'élève de Marseille, professionnelle des langues
phase recherche : mars 2020 - mars 2021
phase production : sept. 2021 - 2022

À VENIR

DIE SONNE SCHEINT NOCH
exposition personnelle
CEAAC ; Strasbourg
16 janv. > 20 fév.

OBJETS MIGRATEURS
exposition collective
Vieille Charité ; Marseille
14 mars > sept.

REVUE Lili, la rozell et le marimba
publication collective
lancement : automne
éditée par la Criée, Rennes


marianne.mispelaere@gmail.com

+33 (0)7 86 04 87 97
Née en 1988 en Isère, France
Vit et travaille à Aubervilliers

Avec pour principal champ d’action le dessin, je produis et reproduis des gestes simples, précis, éphémères, inspirés de phénomènes actuels et sociétaux. J'observe les relations sociales. J'étudie le langage, sa structure, pour repenser ses formes conventionnelles. Je convoque les sentiments d'appartenances, processus identitaires, et imaginaires de nos pratiques langagières. Que se passe-t-il entre nous, en nous, tout au long de l'infinie tâche politique ordinaire qu'est le côtoiement ? Se tenir côte à côte, exister au sein d'une chorégraphie de l'effleurement, de l'aller vers ou de l'abstention, imprégné.e des autres - d'autres corps, langues, représentations visuelles (images), d'autres récits, espaces, d'autres façons de dire, de raconter et de penser le monde.

Particulièrement, les modes de communication alternatifs et les contre-récits m'interpellent. Le silence, le vide, le moindre geste y sont politiques, proposant une autre lecture de nos sociétés contemporaines et de l’Histoire. Mon action consiste à enregistrer ce qui d’apparence n’existe pas, à faire apparaître l'implicite, à donner la parole, à révéler les hypnotisations, les vulnérabilités, autant que les désirs et les impulsions collectives. Quels rôles occupe l’invisible pour nous aider à lire le monde ? Comment agit-il sur nos regards ? Sur certains corps, certains récits, paroles tues, espaces publics disparus ? Comment agit-on avec lui ? Comment le silence, la discrétion, ou certains symboles, mythes, peuvent-ils à leur tour formuler des formes alternatives de résistance ?

Entre fragments photographiques de gestes de révoltes et empreintes oxydant des plaques de lecture en cuivre, projets menés collaborativement et actions performatives, le corps devient un outil privilégié du langage. Le dessin s’appréhende de l’échelle de la feuille de papier à celle de l’espace mural, jusqu’à l’image photographique, la vidéo, l’installation et l’action performative. Loin de se limiter au dessin en tant qu’image, ce sont ses composants que je manipule (une énergie, un geste, un support, des signes).